07.02.2008

« Un sondage illégal qui ne fait pas honneur à la profession de journaliste »

« J’ai saisi officiellement ce matin la commission nationale des sondages. Il s’avère, après vérification, que l’organisme qui a effectué cette étude n’est pas un institut de sondage politique répertorié par la commission nationale des sondages. Selon cette commission qui légifère la communication des sondages en période électorale, cette analyse fait abstraction de toutes les règles élémentaires de la profession. De plus, contrairement à la loi relative à la publication et à la diffusion des sondages d’opinions, cet organisme n’a pas déposé de notice explicative auprès de  la dite commission, ce qui accrédite l’improvisation dans laquelle il a été commandité.

Si la méthode et les résultats sont invraisemblables et ne sont absolument pas crédibles (plus de 67% des 350 personnes interrogées ne se prononcent pas !), l’exploitation qui en est faite m’apparaît, ce qui est pire, des plus malhonnête, en tout cas indigne de journaux d’information de ce nom. Elle l’est d’autant plus que la présentation publicitaire –le racolage- qui accompagne ce sondage tient plus d’une action de propagande pour le maire sortant plutôt que du souci de délivrer une information réelle, sérieuse s’inscrivant dans le bien fondé de neutralité déontologique qui inspirent les valeurs de la presse. Cet acte, juridiquement condamnable, a d’ailleurs conduit plusieurs des journalistes de l’Union et de l’Ardennais exploitant une telle désinformation, à me faire connaître, dès hier, leur plus grande réserve professionnelle. Ce pseudo-sondage d’opinion ne fait pas honneur à la profession des journalistes à qui l’on demande de l’analyser… Compte tenu de l’action juridique en cours que s’apprête à conduire la Commission Nationale des Sondages,  au même titre que je ne commente pas les rumeurs, je ne commenterai pas cette pseudo-enquête. Je me concentre sur le travail de terrain auprès des Carolomacériennes et des Carolomacériens. Ils ne se laisseront pas abuser par de tels procédés. Les retours que j’ai de ce travail de fond entrepris pour redonner au chef-lieu ardennais l’image de marque qu’il mérite, sont au contraire  très encourageants et bien loin de telles affabulations très intimistes… »

 

Bérengère Poletti

 

Communiqué de presse du mercredi 6 février 2008.

Ecrire un commentaire