29.01.2009
Y'en a marre !
« Y’en a marre ! » C’est le slogan entendu aujourd’hui lors de la manifestation de Charleville-Mézières… Un slogan qu’on entend depuis 20 ans, 30 ans…
Mais c’est aussi ce qu’on entend de la bouche des salariés pris en otage et qui VEULENT TRAVAILLER, des salariés du privé bien sûr ! La constitution reconnaît le droit de grève, mais elle reconnaît aussi le droit de travailler, et surtout le droit d’aller et venir librement ! Deux droits qui sont totalement oubliés lors des jours de grève !
Car dans la manifestation, il y avait bien sûr, 80% de salariés du secteur public (on a pu voir les enseignants, le personnel hospitalier, le personnel communal, la SNCF…) qui se disent inquiet par la crise … Mais de où peuvent ils se dire inquiets ??
Ces fonctionnaires ont la garantie d’avoir à chaque fin de mois leur salaire, ils ont la garantie de voir leur emploi sauvegardé, ils ont la garantie de ne pas être licenciés !
Tous ces salariés du public feraient bien d’aller voir ces salariés du privé, notamment dans la Vallée de la Meuse, dans les usines de métallurgie, dans les sous-traitants de l’automobile… d’aller voir tous ces salariés du privés qui ont peur pour leur avenir face à la crise, qui ont peur de perdre leur emploi, qui voient aujourd’hui leurs salaires diminuer par les jours chômés faute de travail, faute de carnet de commande remplis !
C’est eux qui sont inquiets pour leur avenir, mais c’est eux principalement qui sont dans leur usine aujourd’hui, et c’est eux qui sont pénalisés par la grève dans les transports !
Le plan de relance de Nicolas Sarkozy a justement été réalisé pour ces salariés qui voient leurs salaires baissés par manque de travail ! C’est en investissant, en donnant du travail aux entreprises, en soutenant ces usines qui sont dans le rouge actuellement que l’on pourra relancer l’économie, et dans le même temps redonner un salaire normal aux salariés du privés, et leur redonner confiance en l’avenir !
Le gouvernement a d’ailleurs pensé aux Ardennes, département sinistré. Laurent Wauquiez a annoncé mercredi 28 janvier, lors des questions au gouvernement, que la zone concerné par le contrat de transition professionnelle dans les Ardennes allait être élargie pour faire face à la crise !
Face aux critiques, face aux contestations, face à la gauche qui ne propose rien, le gouvernement avance pour faire sortir notre pays au plus vite de la crise !
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27.01.2009
Une révolution au Palais !
Charly Blainville souhaitait revenir sur cette proposition du Président de la République sur la suppression du Juge d'instruction.

La proposition de Nicolas Sarkozy devant la Cour de Cassation ce 7 janvier était attendue. « Il est temps que le juge d’instruction cède la place à un juge de l’instruction qui contrôlera le déroulement des enquêtes mais ne les dirigera plus. »
Supprimer le juge d’instruction a tout d’une petite révolution. Celui qui avait été décrit comme « l’homme le plus fort de France » disparaissant du Code de procédure pénale… A coup sûr, une annonce qui pèse. Avant d’en examiner les mérites, on peut déjà jeter un coup d’œil à ce qui ce passe dans les pays voisins. Ni l’Allemagne, ni l’Italie, ni l’Espagne, ni le Portugal, ni à plus forte raison la Grande Bretagne ne pratiquent ce modèle. Démonstration par la preuve : il est possible d’avoir une justice pénale efficace avec de véritables affaires qui sortent et un sain respect des droits de la défense sans juge d’instruction. Ces exemples étrangers montrent que le débat doit pouvoir être examiné sans passion, en pesant avantages et inconvénients.
Aujourd'hui, le juge d’instruction n’intervient qu’au pénal, et que dans 5 % des affaires. Mais ces 5 % concernent les affaires les plus délicates, les plus complexes ou les plus graves. 5 % qui pèsent beaucoup.
La tradition française du juge d’instruction, ce n’est pas une affaire de personne, mais c’est un modèle de procédure, le modèle inquisitorial. La loi s’en remet à un juge pour conduire l’enquête, prendre les initiatives et notamment les mesures coercitives indispensables à l’avancement de l’enquête. Ce système inquisitorial place le magistrat dans une objective contradiction d’exercice : juge et enquêteur.
Il enquête sur les faits dont il est saisi par le Procureur de la République, et doit instruire à charge et à décharge. Ces décisions sont soumises à recours. Il ne fait pas de doute que face à des enquêtes complexes, qui concernent la délinquance la plus organisée, le juge doit faire preuve d’un grand esprit d’initiative pour dénouer les fils de la criminalité. C’est dire que son enquête ne peut se dérouler sans l’usage de voies de contrainte, notamment sur les droits des personnes. Ajoutez que ce juge doit être impartial, alors qu’au feu de l’action, plus d’un se comporte comme défenseur d’une thèse… thèse qui est le fil rouge de l’enquête.
Le système a permis de dénouer un grand nombre d'enquête, avec des belles réussites, mais, de nombreux points noirs sont présents. Mais le juge d'instruction a montré de véritables naufrages et force est de constater que les plus grandes bévues judiciaires trouvent à leur base des juges qui ont glissé dans le parti pris. L’opinion publique peut faire défiler les images, de l’affaire Vuillemin à l’affaire d’Outreau. "Autant de casse pour les libertés".
Aussi, et depuis longtemps était demandé l’abandon de cette procédure inquisitorial pour aller vers une procédure accusatoire. Une théorie complexe, mais qu’on ne peut mieux résumer que par l’image des deux plateaux de la balance. L’idée est qu’il existe deux thèses, l’une de l’accusation l’autre de la défense qui agissent à égalité d’armes, et le juge arbitre les différends qui lui sont soumis par l’une ou l’autre partie. Dans cette théorie, le juge d’instruction n’est plus acteur de l’enquête. Ce n’est plus lui qui dirige les investigations. C’est l’accusation qui accuse pleinement et la défense qui défend pleinement. Le juge est entre les deux plateaux, dans sa mission fondamentale de juge impartial.
Passer de juge « d’instruction » à juge « de l’instruction » n’est pas seulement ajouter un article. C’est retirer à la fonction antérieure l’essentiel de ses pouvoirs, et créer une fonction entièrement nouvelle dans la procédure pénale française. Tout le problème est qu’il n’est pas acceptable d’évoquer disparition du juge d’instruction sans parler du rééquilibrage des deux plateaux de la balance : l’accusation et la défense.
Concernant en premier l’accusation. Il n’existe aucun obstacle de principe pour que ce soit le Parquet qui assume pleinement la charge des poursuites et donc les investigations. En l’état actuel le Parquet est présent à tous les stades de la procédure. Il saisit le juge d’instruction, peut prendre un certain nombre de mesures, peut faire appel des décisions du juge et se retrouve présent à l’audience pour accuser. Il est donc souhaitable que ces magistrats assument pleinement l’ensemble des fonctions d’enquête et d’accusation, sans tomber dans dans le procureur Préfet judiciaire.
Concernant le second plateau, la défense, il y a beaucoup à faire pour le rééquilibrage ! Le rôle de la défense lors de l’instruction reste marqué par la source bonapartiste de notre procédure pénale. L’avocat n’entre en jeu qu’avec l’arrivée du dossier chez un juge. La défense est exclue de la phase policière et des investigations dirigées par le Parquet. Aussi, si le juge d’instruction disparaît, l’égalité des armes veut que l’avocat entre en jeu dès le début de l’enquête, c'est-à-dire dès la mise en cause d’une personne par la police, sous les ordres du procureur, au moment où se forge la thèse de l’accusation. C’est là la grande révolution. Renforcer le rôle du Parquet, c’est du classique. Permettre aux avocats d’intervenir dans les commissariats de police dès la première heure, pendant la garde à vue, les voir exiger des mesures d’enquête, des expertises, des confrontations, c’est une révolution. L’avocat n’est plus un empêcheur de tourner en rond, mais un acteur de justice. Plus d’un pays pratique ainsi. Ce plateau est une révolution indispensable pour un pays moderne.
21:43 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dati, sarkozy, juge d'instruction, réforme
23.01.2009
Au Parti Socialiste, on a toujours un train de retard...
Souvenez-vous, septembre dernier, la banque américaine LEHMAN BROTHERS fait faillite suite à la crise des « subprimes »…
Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy prononce son discours à Toulon en proposant de réformer le capitalisme, de le moraliser, mais aussi en faisant des propositions pour affronter la crise.
En tant que Président de l’Union Européenne, il met en place plusieurs réunions européennes, l’euro-groupe… pour mettre en place un plan commun européen. Il souhaite également que le G20 se réunisse, pour que les grands chefs d’états du monde trouvent des solutions pour moraliser le capitalisme, et des solutions pour faire face à la crise.
Les gouvernements européens mettent en place des plans de relance. En France, ils se décomposent en plusieurs étapes, en soutenant les banques dans un premier temps, en soutenant l’emploi ensuite, et dans son troisième temps, dans un soutien des entreprises, et ce pour éviter les licenciements, et de trop nombreuses liquidations.
Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont donc réagit tout de suite pour faire face à la crise mondiale. Ils n’ont pas attendu, il fallait trouver des solutions au plus vite pour que les effets de la crise ne se fassent pas trop ressentir en France.
Dans tous les pays européens, les gouvernements ont fait de même, et ils ont reçu l’aide de leurs opposants, dans une sorte d’unité nationale, pour que leur pays puisse faire face au mieux à la crise.
En France, par contre, la gauche a été égale à elle-même, en critiquant le plan de relance du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, en votant contre au parlement, et bien-sûr, en ne proposant aucune solutions pour répondre à la crise…
Enfin, si, pardon, le Parti Socialiste, avec sa réactivité légendaire, a proposé des solutions… le mercredi 21 janvier, soit quatre mois après le début de la crise…
Mais c’est vrai, qu’au mois de septembre, et durant ces quatre derniers mois, le Parti Socialiste était plus préoccupé à se chamailler pour savoir qui serait le Premier Secrétaire, plutôt que de chercher des solutions aux problèmes des français...
Et encore, on se demande si le Parti Socialiste n’a pas oublié ses erreurs du passé… Celles de 1981, où ils avaient déjà proposé un plan de relance par la consommation… Mais ce sont les entreprises françaises qui ont besoin d’aide aujourd’hui pour faire face à la crise ! Aujourd’hui, presque tous les produits viennent du monde entier, et principalement de Chine ! Si on fait une relance par la consommation, ce sont les autres pays qui vont en bénéficier, mais ce sont les intérêts français que l’on doit sauvegarder, ce sont les emplois en France qu’il faut sauvegarder, pas là bas !
En tout cas, une des propositions du Parti Socialiste doit faire plaisir à la gauche ardennaise… Une proposition que Nicolas Sarkozy avait faite à Rethel le 28 octobre… reprise par le Parti Socialiste, et qui est la généralisation du contrat de transition professionnelle… décriée pourtant par toute la gauche ardennaise…
19:11 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relance, parti socialiste, aubry, sarkozy, gauche, crise
21.01.2009
Barack Obama, Président des Etats-Unis.
Le mardi 20 janvier 2009, Barack Obama est devenu le premier homme métisse président de la plus grande puissance du monde, les Etats-Unis.
C’est un style nouveau qui rentre à la Maison Blanche, le style d’un homme d’Etat moderne, tant dans sa manière de faire de la politique, que de communiquer.
C’est aussi un espoir pour tous les Américains, touchés de plein fouet par la crise économique et financière qui sévit dans le monde actuellement. Un espoir également pour tous les peuples, qui peuvent attendre de lui de nouvelles relations diplomatiques, plus cordiales. Comme il l’a dit lors de son discours, « les Etats-Unis sont les amis de tous les pays du monde ».
Les Américains et le monde l’attendent, et espèrent avec un lui un nouveau visage des Etats-Unis. Le monde l’attend particulièrement sur la refonte du capitalisme, indispensable pour regagner la confiance des peuples, et sortir au plus vite de la crise. Sur ce point, Barack Obama devra jouer un grand rôle, notamment avec son plan de relance de 800 milliards de dollars qu’il va proposer au parlement.
Le monde l’attend également sur la question de l’environnement. Même si Georges Bush commençait à évoluer sur cette question, il n’a pris aucune initiative dans sa politique pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis. Barack Obama s’est engagé pleinement durant sa campagne à ce que la lutte contre le réchauffement climatique soit une de ses priorités. Lors de son discours d’investiture, il l’a réaffirmé.
C’est également un nouveau style qui rentre à la Maison Blanche, et d’un point de vue politique, il peut se rapprocher de celui de Nicolas Sarkozy.
En effet, depuis son élection, Barack Obama consulte, notamment son ancien rival John Mc Cain pour tout ce qui est du domaine militaire. Il a également proposé à son ancienne rivale de la primaire démocrate, Hillary Clinton, de devenir Secrétaire d’Etat. Pour Obama, il faut prendre toutes les bonnes idées, et ce qu’elles viennent des conservateurs ou des démocrates. C’est en quelque sorte, une ouverture politique, comme Nicolas Sarkozy l’a fait en France en nommant des Ministres de gauche dans son gouvernement.
Sa conception moderne de la politique, les rapproche aussi. Ils sont de la même génération, et conçoivent tous les deux la même façon de faire de la politique.
Surtout, leurs idées se rapprochent. D’un point de vue économique, ils soutiennent tous les deux le capitalisme, et le libéralisme. Pour eux, ce n’est pas en créant de nouvelles aides pour la population que leurs pays sortiront de la crise, c’est en relançant l’économie d’où elle vient, c'est-à-dire, en aidant les entreprises. D’un point de vue de la défense, tous les deux pensent qu’il faut accentuer la présence militaire en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. D’un point de vue écologique, Obama souhaitant également créer une « révolution verte » aux Etats-Unis, comme il est en train de se passer en France au fur et à mesure que les lois du Grenelle sont votées.
On peut aussi rapprocher leur style du point de vue de leur communication. Les équipes d’Obama étant venu en France en 2007 scruter la manière dont Nicolas Sarkozy menées sa campagne, et notamment son site Internet, avec toutes les vidéos. Le site de campagne de Barack Obama se rapprochant d’ailleurs de celui de Nicolas Sarkozy.
C’est d’ailleurs un des conseillers d’Obama qui a traduit le livre de campagne de Nicolas Sarkozy pour les Etats-Unis.
Enfin, tous les deux veulent jouer une grande place dans le monde aujourd’hui. Et s’ils travaillent ensemble, ainsi qu’avec nos autres partenaires, ils pourront réussir, ensemble, de grandes choses pour notre avenir.
La victoire de Barack Obama aux élections le 4 novembre 2008 a suscité un nouvel espoir aux Etats-Unis, et dans le monde. Depuis le 20 janvier 2009, Barack Obama est officiellement le Président des Etats-Unis, et cet espoir, nous l’attendons, mais ne soyons pas non plus impatient.
Comme Nicolas Sarkozy l’a toujours dit, c’est dans la durée que l’on peut juger une politique. Les français ont été impatients suite à l’élection de Nicolas Sarkozy, car eux aussi ont vu en lui un nouvel espoir, une rupture. Mais des changements ne se voient pas dans l’immédiat, dans l’année qui suit une élection, mais dans la durée. Surtout, les changements ne peuvent pas intervenir tous en même temps.
Alors laissons le temps également à Barack Obama de marquer son empreinte sur le monde, et l’espoir qui est né saisissons-le !
10:36 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : obama, investiture, espoir
19.01.2009
Une bonne nouvelle pour les Ardennes, et pour la pointe !
EPR : Chooz « poussé » par l'Élysée selon le JDD (L'Ardennais, 19 janvier 2009)
« Le président de la République s'apprête à attribuer le 2e réacteur nucléaire EPR à EDF qui construira ce réacteur de 3e génération à Chooz dans les Ardennes », selon le Journal du Dimanche, dans son édition d'hier.
Toujours selon le JDD, GDF-Suez, également candidat à la construction de ce 2e EPR pourrait obtenir rapidement la construction d'un troisième EPR ou se voir confier l'exploitation d'un réacteur construit par EDF.
Nicolas Sarkozy avait annoncé début juillet la construction d'un deuxième EPR en France, en plus de celui en cours de construction à Flamanville qui doit être mis en service par EDF en 2012.
Le président de la République avait souhaité qu'une décision d'implantation soit prise « d'ici à 2009 », et que la « première pierre soit posée en 2011 ».
Le choix se ferait « dans les jours qui viennent » selon le JDD.
EDF « serait bien placé pour se voir confier le chantier à Chooz (Ardennes) », où se trouvent déjà deux réacteurs en fonctionnement. « L'Élysée se montrerait sensible au besoin de revitalisation de la région », ajoute notre confrère dominical.
Ce réacteur à eau sous pression (European Pressurised water Reactor) est issu d'une technologie franco-allemande développée par Areva. Un tout premier EPR est toujours en cours de construction en Finlande.
Il devait initialement entrer en activité mi-2009, puis mi-2011, mais le groupe énergétique finlandais TVO et le groupe français Areva parlent désormais de 2012.
C'est enfin une bonne nouvelle pour l'emploi dans les Ardennes, et on ne peut en féliciter que nos élus UMP, qui lors de la réforme de la carte militaire, et lorsque Nicolas Sarkozy a proposé un second EPR, ont sauté sur l'occasion pour candidater pour Chooz, et ainsi amener de nouveaux emplois dans la pointe !
Cette proposition des élus UMP du département avait fait beaucoup réagir la gauche, notamment certains élus du Parti Socialiste, comme Philippe VUILQUE, ou Michèle MARQUET (Maire de Chooz) et qui s'étaient totalement prononcés contre cette proposition... Mais bizzarement, ces élus voyant le vent tourné, ont changé d'avis, et sont dorénavant pour la construction de cet EPR sur Chooz... Démagogie, quand tu nous tiens...
11:39 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
15.01.2009
Bérengère Poletti interpelle Valérie Létard au sujet des MDPH
Bérengère Poletti a posé une question orale mardi à Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, concernant les difficultées rencontrées par les personnels des Maisons départementales des handicapées (notamment des Ardennes), et de leurs collectivités de tutelle, les conseils généraux. «La loi du 11 février 2005 est une grande loi. Elle a replacé la personne handicapée au centre de tous les dispositifs de l'État et des conseils généraux dans les départements. Les espoirs et les ambitions qu'elle véhicule sont immenses. Cependant, je souhaite une nouvelle fois attirer votre attention sur une difficulté, à mon avis extrêmement importante, qui risque de placer les MDPH dans l'impossibilité de répondre à ces ambitions. Lors de leur mise en place, le statut choisi par la loi a été le GIP. Je sais qu'une réflexion sur son évolution est en cours. Ces GIP gèrent l'ensemble des personnels qui ont été mis à disposition par les différents services de l'État, par les conseils généraux et parfois même par la caisse d'allocations familiales. Malheureusement les personnels de l'État ont eu la possibilité de refuser cette mise à disposition, et même de changer d'avis alors qu'ils l'avaient acceptée dans un premier temps. L'État a prévu des compensations financières pour les MDPH, afin de leur permettre de recruter des personnels. Cette compensation a pu être versée grâce à ce qu'on appelle la « fongibilité asymétrique », mais elle n'a pu l'être lorsque les fonctionnaires de l'État refusaient de venir occuper leur poste à la MDPH et retournaient dans leur administration d'origine alors même qu'ils étaient affectés à la MDPH. Dans ce cas, les ministères n'ont pas été en mesure de verser des crédits de compensation financière.
Pour débloquer la situation, des crédits ont été dégagés en 2006 et 2007 par le secrétariat d'État chargé des personnes handicapées. Mais, en 2008, la totalité des crédits attendus n'a pas été engagée. Ainsi, les dotations qui viennent d'être notifiées au titre de la reconduction des crédits issus de la fongibilité asymétrique 2007 ne correspondent pas aux besoins de MDPH : Bérengère Poletti interpelle Valérie financement des MDPH, car elles ne couvrent pas le financement des postes non mis à disposition. À titre d'exemple, la MDPH des Ardennes vient de percevoir une dotation correspondant à la rémunération du médecin employé par l'ex-COTOREP et dont le contrat a été repris en compte par le conseil général depuis le 1er janvier 2007, mais aucun crédit n'a été notifié à ce jour pour compenser la non mise à disposition de trois postes d'agent de catégorie C, soit une recette attendue de 75 000 euros.
La situation devient catastrophique pour une grande partie des MDPH, qui ne pourront plus verser les rémunérations aux personnels recrutés pour combler les postes non occupés par les fonctionnaires de l'État. Les contrats de travail temporaires ne seront pas renouvelés ; certaines MDPH envisagent même de procéder à des licenciements.
Il me semble important et urgent que l'État honore ses engagements pour l'année 2008 et prenne conscience qu'il devra en être ainsi pour 2009, et pour chaque année suivante..»
Dans sa réponse, Mme Letard a reconnu le bienfondé de la loi qui a institué les MDPH mais n'a pas nié les difficultés. «Ces difficultés de ces dernières sont d'abord et avant tout liées à la révolution culturelle que nous avons demandé aux équipes de réaliser en un temps record. Vous venez d'en rappeler quelques aspects. Les difficultés des MDPH sont également liées, reconnaissons-le, aux difficultés de constitution et de gestion des équipes, liées en particulier aux conditions de la mise à disposition de personnels par l'État.
L'État s'est engagé à compenser financièrement les postes devenus vacants à la suite de départs en retraite ou de mutations : cet engagement est tenu. Les sommes correspondant à cette « fongibilité asymétrique » en 2008, soit 7,6 millions d'euros, ont été notifiées début décembre aux MDPH. Mais, plus largement, il paraît nécessaire de faire évoluer le statut des MDPH et de leurs personnels, pour leur permettre de remplir pleinement leurs missions. Nous n'écartons, à ce stade, aucune solution. »
18:17 Publié dans Députés Ardennais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mdph, poletti, assemblée nationale, question orale, létard, handicapés
14.01.2009
L'obstruction parlementaire
13:09 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obstruction, parlement, député, débats, lois
12.01.2009
Grenelle 2 : un engagement national pour l’environnement
Le projet de loi "Engagement national pour l’environnement", dit "Grenelle 2", a été présenté le 7 janvier en Conseil des ministres. Selon Jean-Louis Borloo, il constitue "la boîte à outils juridiques du Grenelle de l’environnement".
Le Grenelle de l'Environnement lancé en mai 2007 a pour objectif de faire progresser la démarche de mutation environnementale de la société française.
Après le vote à l’Assemblée nationale, en octobre 2008, de la loi Grenelle 1, la présentation du projet de loi « Engagement national pour l’environnement » (Grenelle 2) est une nouvelle étape dans la mise en œuvre législative du Grenelle Environnement.
Ce projet de loi concrétise différents objectifs du Grenelle : lutter contre le réchauffement climatique, protéger la biodiversité et relever le défi de la transition énergétique. Il offre ainsi de nouveaux outils juridiques et techniques aux acteurs de terrain, à commencer par les collectivités locales.
Les principaux points de ce projet :
- Bâtiments et Urbanisme :
- améliorer la performance énergétique des bâtiments ;
- modifier le code de l’urbanisme pour limiter l'étalement urbain - Transports : favoriser le développement de transports collectifs urbains et périurbains et l’utilisation de moyens de transports durables.
- Energie :
- renforcer la réduction de la consommation d’énergie et la prévention des émissions de gaz à effet de serre ;
- instauration des schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie ;
- obligation d’un bilan ded émissions directes de gaz à effet de serre, pour les grandes entités publiques et privés. - Biodiversité :
- interdiction de la publicité sur les pesticides destination des jardiniers amateurs ;
- mise en place d’un dispositif de certification environnementale volontaire et gradué des exploitations agricoles jusqu’au niveau de haute valeur environnementale ;
- création de la « trame verte » et de la « trame bleue » qui sont des outils d’aménagement du territoire et favorisent la protection des espèces, des habitats, de l’eau et la biodiversité marine ; - Santé et gestion des déchets :
- renforcer les dispositifs face aux nuisance lumineuses, sonores, électromagnétiques et améliorer le cadre juridique dans la gestion de la vie des déchets.
- rendre obligatoire la surveillance de la qualité de l'air intérieur pour le propriétaire ou l'exploitant de lieux destinés à recevoir du public - Gouvernance :
- obligation à partir de 2011 d'afficher le « prix carbone » des produits en fonction des émissions de gaz à effet de serre générés par la fabrication ou la distribution
- réforme des enquêtes publiques et des études d’impact afin de clarifier les champs d’application.
Ce projet de loi va permettre d’adapter notre droit aux nouvelles exigences définies par le projet de loi de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement et achèvera ainsi la traduction législative du Grenelle de l’environnement.
13:25 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.01.2009
Voeux de Nicolas Sarkozy
14:19 Publié dans Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, nouvelle année, 2009, voeux, france
Communiqué de presse du mercredi 31 décembre de Bérengère Poletti
Faut-il « rabrouer » le Maire PS Claudine LEDOUX pour prouver que l’on pense à droite, ou la Députée UMP Bérengère POLETTI pour prouver que l’on pense à gauche? ou peut-être les deux ensemble pour montrer patte blanche et prouver qu’une démarche est apolitique et ne sert que la cause qu’elle entend défendre ?
Allons…. Sachons regarder les choses en face et ne pas tomber dans des manipulations qui voudraient faire croire que la défense du commerce en centre ville est politique.
La démarche des commerçants est totalement légitime et ne dépend d’aucune démarche politicienne !
Ils ont peur et je les comprends, comme je les ai compris et leur ai dit durant la campagne des élections Municipales. La liste que je conduisais avec le soutien de personnalités de gauche qui adhéraient à mon programme, était constituée d’hommes et de femmes qui voulaient un centre ville dynamique, attractif, accessible. Le centre ville est le cœur battant d’une ville, un atout touristique et économique qu’on ne peut déséquilibrer par une simple décision, sans avoir anticipé les flux et les stationnements.
Le plan de circulation urbaine date de 1977 ! Charleville-Mézières risque de subir le lourd handicap d’être une des villes, sinon la ville la moins bien desservie en parkings de proximité immédiate.
On peut vouloir changer le monde, faire « marcher les gens », le risque de cette décision, accompagnée, je vous le rappelle, d’une augmentation de 30% du prix du stationnement, est de voir mourir une partie du centre ville (autour de la Place Ducale) et voir disparaître des dizaines d’emplois à un moment où on n’avait vraiment pas besoin de cela !
J’en appelle donc la Municipalité à plus de raison et d’écoute, et à moins d’aveuglement derrière des prétextes de basse politique.
14:14 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : claudine ledoux, bérengère poletti, stationnement, charleville-mézières, politique


