10.02.2009
Un triste budget 2009 pour les Carolomacériens
Le projet de budget 2009 pour Charleville-Mézières est bien triste et bien inquiétant. Il révèle une situation financière désastreuse pour notre ville.
La capacité d’investissement est à zéro. Malgré la hausse de tous les prélèvements sur les Carolomacériens, malgré les restrictions auxquelles la municipalité nous prépare sur les associations et le personnel, les recettes de fonctionnement arrivent à peine à la hauteur des dépenses. En 2009, tous les investissements que nous ferons seront entièrement financés par de la dette.
Les dépenses de fonctionnement continuent à augmenter, avec certains postes qui eux explosent : en 2008 les indemnités, frais de mission, cotisations de retraite et formation des élus atteignaient 424 550 euros. En 2009, on nous propose 593 000 euros, soit une hausse de 40%.
Ce n’est pas cela un budget raisonnable : +0% pour les associations, + 1,42% pour le personnel, soit moins que l’inflation, et + 40% pour le Maire et les adjoints ! Certes, il nous faut payer pour 17 adjoints, soit autant qu’à la ville de Reims, et pour l’augmentation des indemnités du Premier adjoint, mais quand même ! Une économie immédiate de 170 000 euros serait possible, en revenant à 13 adjoints, payés normalement.
Nous l’annoncions déjà, lors du débat d’orientation budgétaire. La fin de l’histoire, on la connaît tous. Chaque année, c’est la même chose : les impôts augmentent et tous les prélèvements avec.
Les impôts en 2009 : nous en étions déjà +42 % depuis 2001, on était déjà sur la 3ème marche du podium en France. Eh bien, nous allons passer à 46% de hausse depuis 2001. Triste record ! Les autres prélèvements sont tous poussés à leur maximum : les recettes de stationnement progresseront de 26%. C’est un vrai impôt sur le petit commerce de centre ville. Les redevances funéraires augmentent aussi de 11%. Les concessions dans les cimetières de 5,5%, etc.
Ce budget de rigueur consiste à faire payer les « petits » : les agents municipaux, les automobilistes, les contribuables de Charleville-Mézières, les associations qui n’auront pas droit en 2009 au maintien de leur pouvoir d’achat. Notre groupe a donc refusé de voter un tel budget.
Boris RAVIGNON
Porte-parole du groupe « Unis pour Agir »
22:09 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ravignon, ledoux, charleville-mézières, budget, impôts
05.01.2009
Communiqué de presse du mercredi 31 décembre de Bérengère Poletti
Faut-il « rabrouer » le Maire PS Claudine LEDOUX pour prouver que l’on pense à droite, ou la Députée UMP Bérengère POLETTI pour prouver que l’on pense à gauche? ou peut-être les deux ensemble pour montrer patte blanche et prouver qu’une démarche est apolitique et ne sert que la cause qu’elle entend défendre ?
Allons…. Sachons regarder les choses en face et ne pas tomber dans des manipulations qui voudraient faire croire que la défense du commerce en centre ville est politique.
La démarche des commerçants est totalement légitime et ne dépend d’aucune démarche politicienne !
Ils ont peur et je les comprends, comme je les ai compris et leur ai dit durant la campagne des élections Municipales. La liste que je conduisais avec le soutien de personnalités de gauche qui adhéraient à mon programme, était constituée d’hommes et de femmes qui voulaient un centre ville dynamique, attractif, accessible. Le centre ville est le cœur battant d’une ville, un atout touristique et économique qu’on ne peut déséquilibrer par une simple décision, sans avoir anticipé les flux et les stationnements.
Le plan de circulation urbaine date de 1977 ! Charleville-Mézières risque de subir le lourd handicap d’être une des villes, sinon la ville la moins bien desservie en parkings de proximité immédiate.
On peut vouloir changer le monde, faire « marcher les gens », le risque de cette décision, accompagnée, je vous le rappelle, d’une augmentation de 30% du prix du stationnement, est de voir mourir une partie du centre ville (autour de la Place Ducale) et voir disparaître des dizaines d’emplois à un moment où on n’avait vraiment pas besoin de cela !
J’en appelle donc la Municipalité à plus de raison et d’écoute, et à moins d’aveuglement derrière des prétextes de basse politique.
14:14 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : claudine ledoux, bérengère poletti, stationnement, charleville-mézières, politique
17.12.2008
Lettre ouverte de Bérengère Poletti à Mme Ledoux
Charleville-Mézières, le 12 décembre 2008
Madame le Maire,
A plusieurs reprises, j’ai été interpellée par différents habitants de Charleville-Mézières, bénéficiaires de minimas sociaux, qui s’indignent de la décision du CCAS de ne pas leur délivrer de bons alimentaires au mois de décembre.
Il semble que le Centre Communal d’Action Sociale ait décidé de prendre en compte la Prime de Noël 2008 dans le calcul des revenus des demandeurs. Cette décision a bien évidemment eu pour répercussion immédiate le dépassement du plafond de ressources autorisé et la suppression de l’aide du CCAS. Les attributaires, et je les rejoins, ne comprennent pas cette décision qu’ils trouvent injuste et arbitraire.
En effet, à l’heure où le Gouvernement décide d’augmenter cette prime qui était de 152 € en 2007 pour la fixer à 220 € en 2008, pour permettre aux plus démunis d’atténuer autant que faire ce peut les effets de la crise en cette période de fête, il apparaît particulièrement contreproductif d’en sanctionner les bénéficiaires.
J’avoue ne pas comprendre votre décision alors que vous êtes si prompte à défendre dans les médias les plus démunis d’entre nous, ce que j’approuve à condition que les actes se joignent aux paroles.
Aussi, il me serait agréable que vous m’indiquiez les raisons qui ont amené le CCAS à prendre cette décision.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame le Maire, en l’assurance de ma considération distinguée.
Bérengère POLETTI
12:45 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poletti, ledoux, ccas, charleville-mézières, démunis, prime de noël
Bérengère Poletti et la maison Alzheimer
Bérengère POLETTI exprime son étonnement et même sa réprobation de n’avoir pas été informée en amont des difficultés concernant le bouclage du dossier financier d’investissement de la Maison Alzheimer de Charleville-Mézières.
Elle regrette que les élus de la ville de Charleville-Mézières n’aient pas pris la peine de l’en avertir et de lui permettre ainsi d’anticiper, dans l’intérêt des carolomacériens et de la ville, les réponses budgétaires de l’Etat, le Préfet lui-même n’a pas été saisi en temps voulu.
La politique politicienne ne doit pas empêcher les élus de savoir s’entourer et de se faire aider par ceux qui sont en position de le faire.
Aussi, dès que Bérengère POLETTI Députée des Ardennes a pris connaissance de l’article paru dans la presse à ce sujet le 1er décembre dernier, elle a pris les contacts nécessaires auprès de la DDASS des Ardennes, du Conseil National de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) et du Ministère concerné afin de trouver une issue plus favorable à ce dossier.
Depuis une semaine elle est en relation avec le Ministère et le Préfet. Malheureusement le dossier est difficile car les travaux ont débuté malgré la non finalisation du plan de financement.
La municipalité a voulu trop vite poser la première pierre de l’établissement, au détriment des contacts nécessaires pour attirer des participations de l’Etat.
Malgré cela Bérengère POLETTI continue de travailler avec le Cabinet de Valérie LETARD, Secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, pour faire aboutir ce dossier.
12:42 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poletti, ledoux, alzheimer, charleville-mézières
01.12.2008
Journée mondiale contre le sida
20:32 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sida, ump, sarkozy, ardennes, charleville-mézières, sidaction
26.11.2008
Budget de Charleville-Mézières !
Intervention du groupe « Unis pour agir »
« Débat d’orientation budgétaire
Conseil municipal de Charleville-Mézières »
Chaque budget, c’est toujours la même histoire : « La pauvre ville de Charleville-Mézières est accablée par l’Etat. Et, du coup, la pauvre ville de Charleville-Mézières est obligée d’augmenter les prélèvements sur les Carolomacériens ». Et j’ai bien noté M Dalla Rosa que selon vous notre groupe en porte la responsabilité.
Il y a un point sur lequel nous sommes d’accord : la situation économique, sociale et financière de Charleville-Mézières est catastrophique. Mais évidemment vous n’y êtes pour rien …..
La ville subit lourdement les conséquences de la crise financière. C’est vrai, mais cela ne nous arrive pas par hasard, mais parce que votre gestion nous expose aux plus grands risques financiers. Plus on est endetté et plus on paye d’intérêts. C’est, hélas, une réalité que vous semblez redécouvrir. Je vous fais grâce de l’augmentation depuis 2001. Depuis 2005, seulement, l’encours de la dette de Charleville-Mézières est passé de 53 M€ à 67 M€ (+26% en 3 ans). Alors forcément, on paye beaucoup plus d’intérêts. Et quand les banques savent que vous êtes lourdement endettés, elles savent qu’elles vont pouvoir en profiter. Tout cela est triste, mais terriblement prévisible.
Le désengagement de l’Etat et les dotations qui diminuent, Mme le Maire, c’est la rengaine.
On comprend que vous voudriez qu’elles augmentent encore plus, mais elles augmentent. Elles augmentent, qu’il s’agisse de la DGF (14,2 M€ versés cette année par l’Etat à Charleville-Mézières) dont vous vous plaignez qu’elle augmente seulement « comme l’inflation » depuis cette année, alors qu’elle a augmenté de l’inflation et de la moitié de la croissance jusqu’à maintenant. Et la DSU qui a doublé depuis 2001 et qui dépasse maintenant les 5 M€. Au total, l’Etat verse chaque année à Charleville-Mézières plus de 20 M€ (sur un budget de fonctionnement de 70 M€, reconnaissez que c’est pas mal !) et près de 10 M€ à la Communauté d’agglomération Cœur d’Ardenne. On est loin de l’Etat qui « étrangle » notre ville. Alors que nous votons sans cesse, dans ce conseil municipal, les opérations de l’ANRU qui se chiffrent, pour notre ville, à des dizaines de millions d’euros, le soi-disant « désengagement de l’Etat » n’est pas la réalité. Je comprends que cette rhétorique soit très utile pour vous, mais il s’agit d’un mensonge tout de même.
Pour les dépenses de fonctionnement, vous nous annoncez – c’est un comble – qu’il va falloir serrer les frais de personnel et les subventions aux associations. A vous lire, j’ai l’impression que les fonctionnaires de la ville, les associations sportives et culturelles de notre chef-lieu vont faire les frais de votre mauvaise gestion. Parce qu’il n’a pas été question de restriction lorsque vous avez voté 17 adjoints à Charleville-Mézières, soit autant que pour toute la ville de Reims. Parce qu’il n’a pas été question de restriction, lorsque vous avez tous autorisé M. le Premier Adjoint à augmenter ses indemnités. Notre groupe refuse que les Carolomacériens fassent les frais de votre gestion désastreuse et du train de vie de la municipalité.
Le pire et le fond du problème, c’est l’absence de politique de développement économique et humain de Charleville-Mézières. Quels que soient les montants des dotations et des subventions reçues de l’Etat ou de l’Europe, quels que soient les montants des impôts prélevés sur les Carolomacériens, rien n’est fait, dans notre ville, pour augmenter la richesse collective :
a. Rien n’est fait pour attirer de nouvelles entreprises : vous avez à nouveau refusé l’application du dispositif « Bassins d’emploi à redynamiser » qui permet aux entreprises qui investissent à Charleville-Mézières de réduire leurs impôts. Comme, par ailleurs, celles qui voudraient encore venir ne trouvent pas les locaux dont elles ont besoin, personne ne s’installe au bout du compte. C’est étrange, parce que, même dans le contexte actuel, on voit des entreprises s’installer à Rethel, à Sedan ou à Givet. Lorsqu’il a fallu trouver un site pour accueillir les 100 agents de l’ANTS, nous avons découvert qu’il n’existait pas de surfaces de bureaux disponibles dans notre ville… Lorsqu’une petite entreprise d’informatique, QISQI, a voulu s’installer au chef lieu pour se rapprocher de l’ANTS, vous lui avez proposé l’hôtel d’entreprise de la rue de l’Industrie et étrangement, elle a choisi d’aller s’installer sur la zone d’activités de Tournes !
b. Rien n’est fait pour attirer de nouveaux habitants. Au contraire, l’augmentation des impôts locaux fait fuir ceux qui vivent encore à Charleville-Mézières : Prix-les-Mézières, Aiglemont, La Francheville, Tournes, Renwez, etc. gagnent sans cesse des habitants car les Carolomacériens ne supportent plus d’être assommés fiscalement.
A chaque fois c’est la même histoire. Et cessons s’il vous plait de faire croire que c’est partout pareil. C’est faux. Les impôts augmentent à Charleville-Mézières plus que partout ailleurs : +42 % depuis 2001.
Ce n’est pas de votre faute non plus, bien sûr, mais le coût du stationnement explose : au dernier conseil, la majorité municipale a voté comme un seul homme : 600 places payantes en plus et 33% de plus sur le stationnement. De grâce, Mme le Maire, ne faites pas de promesses que vous ne saurez pas tenir : comme chaque année, vous allez augmenter les impôts même si vous venez d’indiquer que cela ne sera pas de manière inconsidérée… et tous les prélèvements sur nos concitoyens : l’eau, le stationnement, les tarifs des services municipaux. Vous parlez beaucoup du pouvoir d’achat et de l’emploi. Vous en parlez sans cesse. Mais vous contribuez aussi à la baisse de ce pouvoir d’achat.
On ne trouve dans ce débat d’orientation budgétaire que ce qui vous arrange. Par exemple : Mme le Maire pouvez vous nous dire quelle est la part des dégrèvements et des exonérations de taxe d’habitation et de taxe professionnelle prise en charge par l’Etat pour notre ville ?
Nous attendons donc avec impatience vos réponses et le budget pour avoir toutes ces précisions.
Je vous suggère enfin plus de lisibilité du document à savoir des comparatifs avec les années précédentes, la part des dépenses de fonctionnement dans le budget, la ventilation par secteurs de compétences de la ville etc ….. ; en effet trop de chiffres absents à rechercher et donc beaucoup de perte de temps.
Cela aura le mérite d’une plus grande transparence et nous en avons besoin pour nous déterminer.
Dans ces conditions, nous regrettons de ne pouvoir approuver vos orientations budgétaires pour 2009.
22:02 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ledoux, charleville-mézières, budget, impôts


