31.03.2009

Le décret sur la rémunération des chefs d’entreprise.

sarko st quentin.jpgNicolas SARKOZY : « Je voudrais que chacun comprenne qu’il ne peut pas y avoir d’économie sans morale, que lorsque l’on est patron on a le devoir d’être exemplaire, que ce devoir d’exemplarité est encore plus grand en temps de crise.

Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés. Il ne doit plus y avoir de bonus, de distribution d’actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat, qui met en oeuvre un plan social d’ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel. »

 

Le Premier Ministre, François Fillon, a présenté lundi 30 mars, le décret limitant la rémunération des chefs d’entreprise, et toutes les primes qui s’y attachent, et qui vise à responsabiliser les chefs d’entreprise, notamment des grands groupes, suite aux récents scandales de ces dernières semaines. Les chefs d’entreprise ont une responsabilité morale, et un devoir d’exemplarité.

 

Les entreprises concernées, sont toutes celles qui ont reçues des aides publiques pour faire face à la crise. On peut citer tout d’abord les banques, auxquelles le gouvernement a apporté des fonds propres, des constructeurs automobiles, qui ont également bénéficiés de prêts de l’Etat, et de DEXIA, dont l’Etat est entré dans le Conseil d’Administration.

 

Pour ces entreprises, les règles sont simples :

  • Renoncer aux stocks options
  • Les parts exceptionnelles de rémunération sont strictement encadrées, notamment par la réussite de l’entreprise. Si une entreprise est en difficulté, il est normal que le patron n’ait pas de rémunération exceptionnelle.
  • Aucune attribution ou versement si l’entreprise met en place des licenciements de grande ampleur.

les_bonus_des_dirigeants_encadres_jusqu_en_2010_small_image_home.jpgL’Etat encadre également dans ce décret toutes les entreprises publiques qui doivent montrer « une plus grande responsabilité » selon le gouvernement. Les règles de gouvernance, notamment pour les indemnités de départ ainsi que la part de rémunération des dirigeants, sont soumises à des règles strictes.

 

Enfin, pour toutes les autres entreprises, l’Etat s’en remet au code de gouvernance du MEDEF et de l’OFEP, qui énonce notamment « Il n’est pas acceptable que des dirigeants dont l’entreprise est en situation d’échec, ou qui sont eux-mêmes en situation d’échec, la quitte avec des indemnités ». 

 

Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont opté pour le décret, et ce pour une raison simple, il est publié au journal officiel le mardi 31 mars, et donc applicable tout de suite. C’est l’avantage du décret. Avec la loi, elle aurait du être présentée au Conseil des Ministres, ensuite passer devant l’Assemblée Nationale, et le Sénat, ensuite, pouvoir être promulguée par le Président de la République, et enfin seulement, être publiée au Journal Officiel pour pouvoir être appliquée. Avec le décret, le gouvernement a agit avec rapidité pour éviter que de nouveaux scandales puissent apparaître.

D’ailleurs, la France est le premier pays européen à prendre ce genre de mesure. Notre pays se veut exemplaire en Europe.

 

Ce décret vise surtout à ne pas mettre tous les chefs d’entreprise dans le même sac. Le comportement inadmissible et irresponsable de quelques-uns,  et qui sont minimes, peut jeter un discrédit sur tous les autres, qui font correctement leur travail.

22.03.2009

Mouvement étudiant

Depuis plusieurs jours, le mouvement étudiant, soutenu par les enseignants - chercheurs, prend de l’ampleur, et comme d’habitude, les syndicats et mouvements de gauche, et surtout d’être gauche, durcissent la contestation, jusqu’à la radicaliser.

 

Les bloqueurs, et surtout « anti tout » prennent, encore une fois les étudiants en otage, avec des méthodes anti-démocratiques, et dignes de l’ère communiste.

 

Pourquoi refusent-ils, dans de nombreuses facultés,  un vote avec la carte d’étudiant ??

 

C’est pourtant le vote le plus démocratique et le plus clair ! Aucune « magouilles » (même si certains y sont habitués…) ne peuvent avoir lieu dans chacun des deux camps puisque les listings sont fournis directement par l’université.

 

Mais quelles sont réellement leurs revendications ??

 

On ne le sait pas vraiment… En ont-ils ?? Ils sont contre tout, ça, on le sait depuis des années ! Ces mouvements, influencés par la gauche et par les ténors du PS, PCF, NPA… n’ont qu’un objectif depuis longtemps : faire tomber les gouvernements de droite !

 

Ils nous parlent de la LRU… réforme qu’ils trouvent inacceptable, mais dont Bruno Julliard s’était félicité sur le perron de l’Elysée à la sortie des négociations avec Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy en juillet 2007…

 

Ils nous parlent du manque de moyens… Pourtant, jamais un gouvernement n’a mis autant d’argent pour l’université :

  • 15 milliards d’euros de plus dans le budget de l’enseignement supérieur en cinq ans.
  • 5 milliards d’euros dans le plan campus…

 

Ils nous parlent des mauvaises conditions… à Reims, les facultés de droit et de lettres sont en pleine rénovation ! Nouvelle bibliothèque universitaire, nouveau bâtiment lettres, bâtiment recherche, rénovation des coquilles… Mais tout ne peut pas être fait en même temps ! Qu’avait fait Jospin en son temps pour l’université ??

En parlant de rénovation… le « méchant » gouvernement attaqué par l’UNEF vient de proposer pour l’université de Reims dans son plan de relance une subvention de plusieurs millions pour rénover notre université de Reims !

 

Mais ce mouvement se radicalise de plus en plus, des incidents graves et inadmissibles commencent à se produire. A Montpellier, par exemple, où la faculté a dû être fermée suite à des incidents. Ou encore à Paris, où des étudiants ont commis des actes de vandalisme, en brisant des vitrines…

 

Les Jeunes Populaires des Ardennes dénoncent ce mouvement qui prend en otage les étudiants, en particulier ceux des familles modestes, qui ne peuvent se permettre de perdre un mois de cours, et ainsi de voir leurs exams reculés jusque début juillet, et ainsi perdre leur chance de travailler cet été pour financer une partie de leurs études !

Nous dénonçons également les actes de vandalisme inacceptables.

 

Mardi soir, des étudiants parisiens ont occupés les locaux de Sciences-Po pour dénoncer les inégalités dans l’enseignement supérieur. Mais pourquoi Sciences-Po, ou de grandes écoles, ont de si bons résultats, et ont cette renommée ? C’est grâce à l’autonomie financière qu’ils ont mis en place !

 

C’est cette autonomie financière que Valérie Pécresse a mis en place pour les universités françaises ! C’est cette autonomie qui permettra aux universités d’aller chercher de l’argent ailleurs ! C’est cette autonomie qui permettra aux universités de recruter les meilleurs professeurs !

Et cela, pour une seule chose : la réussite des étudiants !

23.01.2009

Au Parti Socialiste, on a toujours un train de retard...

Souvenez-vous, septembre dernier, la banque américaine LEHMAN BROTHERS fait faillite suite à la crise des « subprimes »…

Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy prononce son discours à Toulon en proposant de réformer le capitalisme, de le moraliser, mais aussi en faisant des propositions pour affronter la crise.

 

En tant que Président de l’Union Européenne, il met en place plusieurs réunions européennes, l’euro-groupe… pour mettre en place un plan commun européen. Il souhaite également que le G20 se réunisse, pour que les grands chefs d’états du monde trouvent des solutions pour moraliser le capitalisme, et des solutions pour faire face à la crise. 

 

Les gouvernements européens mettent en place des plans de relance. En France, ils se décomposent en plusieurs étapes, en soutenant les banques dans un premier temps, en soutenant l’emploi ensuite, et dans son troisième temps, dans un soutien des entreprises, et ce pour éviter les licenciements, et de trop nombreuses liquidations.

 

Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont donc réagit tout de suite pour faire face à la crise mondiale. Ils n’ont pas attendu, il fallait trouver des solutions au plus vite pour que les effets de la crise ne se fassent pas trop ressentir en France.

 

Dans tous les pays européens, les gouvernements ont fait de même, et ils ont reçu l’aide de leurs opposants, dans une sorte d’unité nationale, pour que leur pays puisse faire face au mieux à la crise.

 

En France, par contre, la gauche a été égale à elle-même, en critiquant le plan de relance du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, en votant contre au parlement, et bien-sûr, en ne proposant aucune solutions pour répondre à la crise…

 

Enfin, si, pardon, le Parti Socialiste, avec sa réactivité légendaire, a proposé des solutions… le mercredi 21 janvier, soit quatre mois après le début de la crise…

Mais c’est vrai, qu’au mois de septembre, et durant ces quatre derniers mois, le Parti Socialiste était plus préoccupé à se chamailler pour savoir qui serait le Premier Secrétaire, plutôt que de chercher des solutions aux problèmes des français...

 

Et encore, on se demande si le Parti Socialiste n’a pas oublié ses erreurs du passé… Celles de 1981, où ils avaient déjà proposé un plan de relance par la consommation… Mais ce sont les entreprises françaises qui ont besoin d’aide aujourd’hui pour faire face à la crise ! Aujourd’hui, presque tous les produits viennent du monde entier, et principalement de Chine ! Si on fait une relance par la consommation, ce sont les autres pays qui vont en bénéficier, mais ce sont les intérêts français que l’on doit sauvegarder, ce sont les emplois en France qu’il faut sauvegarder, pas là bas !

 

En tout cas, une des propositions du Parti Socialiste doit faire plaisir à la gauche ardennaise… Une proposition que Nicolas Sarkozy avait faite à Rethel le 28 octobre… reprise par le Parti Socialiste, et qui est la généralisation du contrat de transition professionnelle… décriée pourtant par toute la gauche ardennaise…

 

30.10.2008

Discours de Nicolas Sarkozy à Rethel

28.10.2008

Nicolas Sarkozy à Rethel pour parler d'emploi !

Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi 28 octobre à Rethel pour annoncer des mesures en faveur de l'emploi pour faire face à la crise.

Coup de pouce aux contrats aidésphoto_1225198001139-6-0.jpg
Comme prévu, Nicolas Sarkozy a donc officialisé la relance des contrats aidés. Il a annoncé quelque 100.000 contrats aidés supplémentaires pour 2009. Ce qui signifie que le gouvernement a été chargé "d'augmenter à 330.000 le nombre d'embauches dans ces contrats dans le projet de loi de finances pour 2009, soit 100.000 de plus que ce qui était prévu (...) Mais je ne veux pas que, comme on le fait depuis des années, on renvoie à la fin du contrat les personnes à la case départ, le RMI ou le chômage", a-t-il poursuivi. "Je demande donc à Laurent Wauquiez de préparer un plan d'action et de veiller à ce qu'une véritable offre de services soit destinée aux bénéficiaires de contrats aidés, en cours même de contrat, pour leur donner le maximum de chances d'obtenir à la sortie un emploi dans une entreprise."

Le renforcement des contrats aidés, largement financés par l'argent public, que le gouvernement jugeait jusque-là peu efficaces, devraient permettre, selon le Premier ministre François Fillon, de servir d'"amortisseurs" à la crise. Leur "coût budgétaire incontestable" sera inclus "dans une loi de finances rectificative", avait fait savoir l'Elysée.

Débat relancé sur le travail du dimanche
Nicolas Sarkozy a demandé aux parlementaires de se saisir "maintenant" et "sans tabou" d'une proposition de loi "qui a été préparée" sur le travail dominical. "Pourquoi continuer d'empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ?", a-t-il demandé lors de son discours de Rethel. Selon lui, le travail dominical, "c'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus, et les autres pays le font (...) Une proposition de loi a été préparée. Il faut que les parlementaires acceptent maintenant de s'en saisir sans tabou."

Le contrat de transition professionnelle sera "étendu"
Nicolas Sarkozy a indiqué que l'expérimentation du Contrat de transition professionnelle (CTP), lancée en 2006 pour aider les licenciés économiques à se reclasser, serait étendue aux "bassins d'emploi qui seront les plus touchés par des difficultés économiques". Il souhaite donc que le gouvernement "examine immédiatement la généralisation d'un dispositif qui s'inspirerait du contrat de transition professionnelle, en dialogue avec les partenaires sociaux, pour remplacer la convention de reclassement personnalisée, qui ne marche pas".

Sécurité sociale professionnelle: Sarkozy promet du concret
Le Président s'est engagé à prendre des "décisions pour la fin de l'année" afin de mettre sur pied une sécurité sociale professionnelle. "Pour promouvoir l'emploi d'aujourd'hui, il nous faut tout à la fois créer une véritable sécurité sociale professionnelle, en sécurisant mieux les parcours professionnels et proposer des solutions immédiates et concrètes aux situations difficiles qui vont se présenter sur le terrain."

Travail à domicile: mesure fiscale
Le chef de l'Etat a évoqué, mardi à Rethel, la possibilité de mettre en place une avance sur le crédit d'impôt dont bénéficient les employeurs de salariés pour des services à domicile. "Dans le champ des services à la personne, il existe aussi des freins à faire sauter. Certains ménages renoncent à recourir à ces services car cela constitue une charge immédiate lourde, qui ne leur est remboursée que l'année suivante sous forme de crédit d'impôt", a déclaré le chef de l'Etat. "Je demande qu'on envisage d'aider ces ménages en leur consentant une avance sur ce crédit d'impôt."

Chômage: simplifier l'indemnisation
Nicolas Sarkozy a proposé de "simplifier les filières d'indemnisation" des chômeurs, avec la mise en place d'une "filière unique" qui permettrait aux demandeurs d'emploi, après six mois de cotisations, "d'accumuler progressivement des droits".

Une mise en garde aux entreprises
Nicolas Sarkozy a assuré que le gouvernement serait "intraitable" envers les entreprises qui utiliseront la crise pour justifier des réductions d'effectifs "qui n'ont rien à voir avec elle" : "J'en profite pour dire aux entreprises, à toutes les entreprises, que je n'accepterai pas les stratégies cyniques et opportunistes", a averti le président de la République.

Réunion dans un mois avec les partenaires sociaux
Nicolas Sarkozy a précisé qu'il organiserait une réunion "dans un mois" avec les partenaires sociaux pour faire le point sur l'ensemble des négociations sociales qui doivent impérativement se conclure "avant la fin de l'annnée".

Les syndicats attendaient sans grande illusion ce nouveau plan, qui ne remettra pas en cause, selon eux, une politique gouvernementale défavorable aux salariés.

(photo:AFP, texte:France 3)